Cinecure

Une quarantaine en films proposée par Météorites

Chaque jour que le confinement fait un membre de Météorites programme une séance de cinéma à domicile. Projeter dans des lieux incongrus c’est notre spécialité alors atterrir dans votre salon, même pas peur. Pas de limitation de genre, de durée, en rapport ou non avec l'actualité - parce que c'est très bien de réagir mais parfois c'est bien aussi de simplement s’aérer.
Amour et lavage de mains.

Rendez-vous ici tous les jours à 20 heures pour un nouveau film!

En attendant, retrouvez-nous sur facebook.

10.05.2020
#49 - VA VOIR AILLEURS par Francis

Nedarma, le voyage perpetuel

Anastasia Lapsui & Markku Lahmuskallio, 2007 (78min) Finlande

L'une de mes premières propositions dans cette Ciné-Cure provenait du Grand Nord américain, je la conclue avec le Grand Nord sibérien, parce-que "cohérent" est mon deuxième prénom. Et puis terminer ce confinement avec des nomades, vous me permettrez cette ironie si bien sentie n'est-il pas ? L'un des films magiques du couple Lapsui-Lehmuskallio, qui savent trouver dans chacun de leurs films - et celui-ci n'échappe pas à la règle - une forme parfaitement adéquate à leur sujet. On navigue donc entre le réel et l'imaginaire, le doux grain de la pellicule parsemé par moments de quelques dessins en animation, de scènes de vie et d'entretiens. Bref ça vit, c'est beau et poétique. Youpi!

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09.05.2020
#48bis - ERRER/2 par Hugo

La Cicatrice intérieure

Philippe Garrel, 1972 (57min) France

À propos de "La Cicatrice intérieure", Henri Langlois écrivait: "La preuve de tout ce que j’ai avancé, c’est La Cicatrice intérieure. La Cicatrice intérieure est un chef-d’œuvre pour qui ne comprend pas l’allemand, paraît-il. Moi, je trouve ce film un chef-d’œuvre. Un chef-d’œuvre total. Je ne sais pas l’expliquer… Tout à coup, c’est l’humanité, toute la terre qui parle – la terre dans le sens antique de mère. Mais ce n’est même pas la terre qui parle, c’est l’humus… C’est incroyable tout y est." On aura pas la prétention d'avoir mieux à dire qu'Henri.

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09.05.2020
#48 - ERRER/1 par Vincent

Rond est le monde

Olivier Dekegel, 2013 (40min) France

Un cinéaste, en compagnie d'un âne et d'une caméra super 8, traverse le monde et s'enivre de la beauté de toutes choses.

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08.05.2020
#47 - SECTE MACHINE par Jerem

Le Royaume

Laurent Reyes & Gabriel Laurent, 2018 (57mn) France

Au cœur de la jungle birmane, la guerre civile gronde depuis des décennies et épuise la résistance de minorités ethniques persécutées par le gouvernement central birman. Un groupe d’Américains évangéliques et paramilitaires semblent être les seuls à s’intéresser au sort de certaines de ces minorités opprimées. Mais sous couvert d’aider ces populations, le soutien militaire, le conditionnement idéologique et le prosélytisme religieux qu’ils dispensent aux populations locales révèlent une mécanique aux objectifs aussi malsains que fanatiques.

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07.05.2020
#46 - FOL AMOUR par Nicky

Une femme sous influence

John Cassavetes, 1974 (146mn) États-Unis

Mariée et mère de trois enfants, Mabel n'est pas tout à fait une femme comme les autres. Son extravagance et ses lubies donnent lieu à des incidents imprévisibles, que son mari Nick ne comprend pas toujours. Si l'amour, la rage, le bonheur, la tendresse. Si le doute, la douleur, la détresse. Si tout était dehors, sur nos visages et sur nos corps ? Cassavetes nous livre ici une sidérante aventure intérieure, sublime scénographie intime d’une idée de la famille : je te regarde, tu me regardes, et pourtant un monde nous sépare. Quand la folie s'étend et touche tout ce qui l'entoure, que faire ? Car au bout d'un si long enfermement, peut-être ne sommes-nous pas si différent Mabel, peut-être sommes-nous devenus comme elle incapables de respecter la "bonne distance" entre soi et l'autre, entre le dedans et le dehors.

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06.05.2020
#45 - BATTRE LA CAMPAGNE par Maxime

Séance de courts-métrages expérimentaux

Durée totale: 48 minutes

Au sens figuré, "battre la campagne" c'est divaguer, laisser son esprit se perdre dans des voies inextricables qu'on imagine champêtres. Ces flots de pensées errantes s'immiscent d'une façon nouvelle - plus intense peut-être - dans nos vies confinées. Par l'observation de la nature et l'utilisation de ses motifs, les films de cette séance nous transmettent quelque chose de cet étrange état de détachement passager dans lequel nous laisse le vagabondage de l'esprit. Mais, sur un versant guerrier, "batte la campagne" c'est parcourir le terrain pour repérer les positions ennemies. Cette dimension se retrouve dans certains films qui prennent parfois des allures de combat métaphysique entre, d'une part l'homme et sa machine (la caméra) et de l'autre, la nature et ses forces (le vent, les marées, les animaux...). Ces films sont autant de visions subjectives qui, chacune à sa manière célèbre la nature en inventant de nouvelles manières de la représenter. Mais pour nous maintenant, "battre la campagne" c'est cette idée folle qui nous étreint: bientôt, peut-être dans quelques jours, nous pourrons vraiment aller courir par les sentiers, fouler l'herbe fraiche, sentir le sable, la terre sous nos pieds, le soleil nous chauffer la peau et la lumière éblouir nos yeux.
En attendant la libération, retrouvez tout cela sur votre écran.
Belle séance !

1. All my life
Bruce Baillie, 1966 (3mn) USA
2. Brouillard - Passage #14
Alexandre Larose, 2013 (10mn) Muet, Québec
3. Glimpse of the Garden
Marie Menken, 1957 (5mn) USA
4. Forest Bay Two
Chris Welsby, 1973 (6mn) Muet, Angleterre
5. Poursuite et fin
Domnique Comtat, 2015 (2mn) France
6. L'Esprit en ruines
Jean-Baptiste Lenglet, 2008-2009 (8mn) France
7. L'Appel de la forêt
Jean-Claude Rousseau, 2008 (8mn) France
8. Sélection de quelques Bouquets de Rose Lowder
Voir les courts-métrages

05.05.2020
#44 - CONFINÉS DANS LE TEMPS par Joris

Cronocrimenes

Nacho Vigalondo, 2007 (92mn) Espagne

Genre : retour sans futur
Une paire de jumelles peut changer le cours des choses. Le désir de regard n’est pas sans risque, ça on le sait (depuis Fenêtre sur cours) tout comme on sait (depuis Vertigo) que la mise en scène d’un fantasme est périlleuse. Il y a pourtant des règles de base. Comme: on ne se sépare pas dans un labyrinthe même temporel et on ne remonte pas le temps pour changer l’avenir. Mais Hector ne savait pas tout ça. Alors avec ses jumelles et ses ciseaux, il va se confiner lui-même dans une boucle en abyme. Sisyphe scopique qui dissocie son Soi. Du cinéma absurde entre Un jour sans fin et le After hours de Scorsese, qui démontre que l’événement est le miroir de l’avènement: un reflet inversé. Ou: comme une pellicule en développement, l’advenir est le négatif de l’avenir.

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04.05.2020
#43 - CHEMINS DE TRAVERSE par Francis

Veredas

João César Monteiro, 1977 (114min) Portugal

On ne dira jamais assez l'injustice qui est faite à João César Monteiro. Pourquoi il n'a pas la place qui lui est dû dans l'histoire du cinéma. Parce que cet homme est un génie, parce que film après film il n'a cessé de le prouver. Et ce dès ses débuts, notamment avec Veredas, son troisième long métrage. C'est une fable, c'est un road movie, c'est une symphonie pastorale. C'est le réveil, quelques années seulement après la fin de la dictature, de ce Portugal rural, ancestral et magnifique à l'image des tous.tes ces acteur.trices non-professionnels.les qui se prêtent au jeu, littéralement.

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03.05.2020
#42 - REFAIRE LE MONDE par Pero

Confinement oblige, notre séance Tympan-Pan#6 "Nuit de la radio" co-organisée le 10 avril avec la SCAM à Opéra Underground a été annulée. Cinécure n'en a cure et remédie à sa peine.

La nuit, qui n’a pas rêvé, éveillé, enflammé, éméché de refaire le monde ? Sur les ondes aussi, pour le meilleur et on s’en contentera. Nous allons porter l’oreille au-delà de l’infamie, avec ceux qui ont envisagé un autre possible. De Pierre Schaeffer et son Studio d’essai qui, pendant l’Occupation, a imaginé la radio d’après, à tous les Don Quichotte contemporains, utopistes et réalistes, qui oeuvrent pour que la radio soit, (re)devienne, un outil de transformation sociale. Un éloge des coups de gueule, des transgressions, des détournements, de la désobéissance radiophonique.

Un programme sonore proposé par Antoine Chao pour la Scam, en collaboration avec l'Ina et Radio France
Casque et position allongée recommandés
Durée: 1h15

Écouter

02.05.2020
#41 - LA SÉANCE DE MINUIT #4 par Félicité

Liquid Sky

Slava Tsukerman, 1984 (112mn) USA

Sex, drugs & UFOs. Dans un New York futuriste, new wave et fluorescent, des jeunes branchés meurent irradiés les uns après les autres au moment d'atteindre l'extase, alors qu'une étrange soucoupe extra-terrestre semble les épier depuis la terrasse d'un penthouse. Mannequin androgyne bowiesque et régulièrement abusée, Margaret assiste avec flegme à cette hécatombe, tandis que son double Jimmy se vautre dans la bringue et la défonce, et que son amie musicienne rêve de gloire internationale. Sur fond de synthés Fairlight et de boîte à rythmes martiales (compositions de Brenda Hutchinson et Clive Smith) Liquid Sky est un film de SF baroque, pop et décadent à (re)voir et réinterpréter, à l'heure où la fête n'est plus permise et que le président des Etats-Unis imagine soigner l'humanité grâce à des injections de désinfectant et d'UV.

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01.05.2020
#40 - SÉANCE PHILIPPE COTE par Francis

L'angle du monde

2006 (29min) France

&

Des nuages aux fêlures de la terre

2007 (18min) France

&

Le chemin des glaces

2013 (22min) France

Si l'on ne devait choisir qu'un terme pour définir Philippe Cote ce serait sans doute l'humilité. Ce n'est pas par hasard qu'il a élu le Super-8 comme support de prédilection, tournant, développant, projetant lui-même ses films à la manière d'un artisan. Pour autant n'allez pas croire qu'il faille en réduire à cela l'ampleur de son travail : Philippe fixait sur sa pellicule rien de moins que le souffle de la Terre. A travers le ressac de l'océan, l'ombre portée d'un nuage, il s'inscrivait dans la tradition de ces cinéastes qui, de Jean Epstein à Peter Hutton, savaient capter les éléments.
Tour d'horizon en 3 courts-métrages, le reste (de même que ceux-ci) se retrouve sur l'excellent site Derives.tv

L'angle du monde
Des nuages aux fêlures de la terre
Le chemin des glaces

30.04.2020
#39 - CINÉ-OEIL par Christophe

Au printemps

Mikhail Kaufman, 1929 (61mn) URSS

Mikhail Kaufman consacre son film aux différentes situations de la vie quotidienne et choisit une position esthétique: portraits, travail, exercices de sport, floraison, amours, danses, funérailles… et associe la « biologie » du printemps avec la construction d’une nouvelle société en Union Soviétique. En conflit avec son frère ainé Dziga Vertov, Mikhail Kaufman réalise Au printemps comme une réponse ouverte, après la sortie de L’homme à la caméra. « Ciné-poème » au renouveau de la nature, Au Printemps constitue une œuvre lyrique portée par le souci de redonner à l’humain une certaine centralité face aux nombreux bouleversements de ce début de XXe siècle.

C’est du cinéma muet, coupez le son et laissez-vous porter par la magie des images… v’là le printemps !

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29.04.2020
#38 - IL N'Y A PLUS D'APRÈS par Nicky

Le feu follet

Louis Malle, 1963 (105mn) France

Une chambre d’hôtel, un lit défait, deux amants qui se parlent - ou plutôt : une belle jeune femme qui interroge un homme, qui semble distant, perdu. Cette scène inaugurale est comme un sas, un lieu qui sépare Alain du reste du monde. C’est une suspension dans le temps, un battement de cœur. "Cette chambre était aussi sans issue, c'était l'éternelle chambre ou il vivait [...] Son émoi, évidé, était là, comme une plus petite boite dans une plus grande boite." écrivait Pierre Drieu La Rochelle, immense auteur égaré mort d'ennui. L'adaptation de son texte par Louis Malle est cette chapelle de désespoir qui sommeille en chacun de nous, celle de ce possible point de non retour qu’il ne faut pas franchir, entre résignation et douleur.

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28.04.2020
#37 - JEU DE MAÎTRE par Marie

The girl chewing gum

John Smith, 1976 (12mn) Royaume-Uni

Un petit jeu:
Placez-vous à un carrefour de rue (votre autorisation dans la poche), observez les mouvements. Maintenant que vous êtes bien imprégné de l’ambiance, passez à l’action et devenez le grand maître de la rue. C’est vous enfin qui décidez, la traversée de l’homme au masque, le contournement de la femme qui court, la forme de la file d'attente devant la boulangerie, le vide, l’errance d’un Elan peut-être ou d’un canard boiteux… Avec The girl chewing gum c’est John Smith le grand maître de la rue, c’était en 1976 au temps il y avait encore la queue devant les cinémas…

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Mot de passe: meteo37

27.04.2020
#36 - SPOUTNIK vs METEORITES par Francis

La planète des tempêtes

Pavel Klushantsev, 1962 (72min) URSS

Au cœur de l'automne 2018, une délégation de Météorites prit place à bord d'un Citroën Picasso, direction le Monstre Festival à Genève, où le Spoutnik (aka le plus beau cinéma du monde) nous fît l'honneur de nous laisser carte blanche. Eu égards à nos patronymes stellaires, il nous sembla alors fort à propos de débuter par un classique de la SF soviétique, où le carton pâte se mêle à merveille avec une idéologie délicieusement surannée. Prends ça, George Lucas !

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26.04.2020
#35 - DISTANCIATION FAMILIALE par Katiana

La Cassette

Soufiane Adel, 2006 (20min) France

&

News From Home

Chantal Akerman, 1977 (85min) Belgique

Amour séparé et temps éprouvé. Quitter le cocon familial, créer comme un manque, composer avec l'absence, avec le vide laissé. Pour rapprocher ce qui est éloigné, on se raconte, on s'écrit, on s'appelle, on se lit. Des modes de communication pré-internets, de la cassette audio à la lettre, un temps long. Se donner des nouvelles, en prendre et en attendre.

La Cassette
News From Home

25.04.2020
#34 - LA SÉANCE DE MINUIT #3 par Maxime

Repo Man

Alex Cox, 1984 (92mn) USA

Otto, un jeune punk malchanceux vient de perdre son emploi et sa petite-amie l'a quitté pour un autre. Il erre alors dans Los Angeles où il fait la connaissance de Bud, qui lui propose de travailler pour lui. Otto devient ainsi repo man : quelqu'un chargé de récupérer des voitures impayées par leurs propriétaires. Pendant ce temps une mystérieuse Chevrolet Malibu bleue roule dans les parages. En tête d'affiche on retrouve le tout jeune Emilio Estevez accompagné par le vieux routard des second rôles, l'immense Harry Dean Stanton. Le premier film d'Alex Cox mélangeant habilement les genres (science-fiction et teenage-movie) est devenu culte avec le temps. A vous de jouer si vous êtes passé à côté !

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24.04.2020
#33 - SORTIR DU MONDE par Nicky

Un homme qui dort

Bernard Queysanne & Georges Perec, 1974 (77mn) France

"Un homme qui dort tient en cercle autour de lui le fil des heures, l'ordre des années et des mondes." Sur ces mots s'achève La Recherche du Temps Perdu de Proust, sur ces mots commence Perec. Toute œuvre est un voyage, un trajet, mais qui ne parcourt tel ou tel chemin extérieur qu’en vertu des chemins et trajectoires intérieurs qui la composent, qui en constituent le paysage ou le concert. Extase du vide, espérance contre toute attente, Un homme qui dort est le récit d'un aller-retour en enfer, une odyssée immobile au constat implacable : agir est futile. Partir ou rester, qu'importe, pas plus qu'importent l'empathie ou l'indifférence sur l'inexorable marche du temps.

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23.04.2020
#32 - LES ÉVÈNEMENTS par Jerem

D'ici là

Matthieu Dibelius, 2018 (45min) France

Documentaire / IDFA plateforme, gratuit jusqu'au 10 mai.
Il nous parait loin maintenant le temps de Charlie, des attentats, de Nuit debout, du Président qui déclare "la guerre" au terrorisme... peut-être parce que notre époque bouge trop vite, que ces blessures sèchent sans se réparer et paraissent défiler, un peu comme depuis ce taxi qui traverse subrepticement Paris, la France et ses "événements".

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22.04.2020
#31 - LE COLLECTIF C'EST RIGOLO ! par Francis

Prova d'orchestra

Frederico Fellini, 1978 (70min) Italie

Pas le plus connu des films de Fellini, mais définitivement un film de Fellini: un vrai faux documentaire sur un orchestre symphonique en répétition. Et puis à un moment, tout dérape: et alors c'est l'outrance, le chaos, l'anarchie, et c'est bien ! Un film de Fellini quoi !

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21.04.2020
#30 - VOIR DE L'INTÉRIEUR / EN ATTENDANT MAI par Hugo

Le Joli Mai

Chris Marker, 1963 (156mn) France

Voir la ville par sa fenêtre, répéter l'expérience, noter les différences, les similitudes, y voir clair, ne plus rien voir et enfin laisser la nuit gagner le terrain.
«Pendant un mois nous avons parcouru Paris en ligne droite. De même que notre itinéraire pourrait être fait de tous les kilomètres noués bout à bout que les prisonniers accomplissent en rond entre les murs des cours et ceux des cellules, notre regard c’est forcé d’être celui d’un de ces prisonniers au premier jour de liberté, lorsqu’il essaie de comprendre comment vivent ce phénomène les hommes libres.»

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20.04.2020
#29 - CONFINEMENT VOLONTAIRE par Ali

L'Éxilé du temps

Isabelle Putod, 2016 (27min) France

La différence entre nous et Michel Siffre? Son confinement il l'a choisi et préparé pour “appréhender la chose la plus fuyante et tragiquement irréversible, le temps”. En 1962 il décide de passer deux mois au fond d'un gouffre glacé, de quoi faire passer nos autorisations footing pour un luxe ultime! Un grand merci à Isabelle Putod qui nous permet de profiter de ce voyage intérieur, parfait pour notre Cinécure…

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Mot de passe: EDT

19.04.2020
#28 - CONFINITéS par Maxime

Ma nuit chez Maud

Éric Rohmer, 1969 (105mn) France

Improbable confinement, philo et réthorique, et plus si affinités. Incontournable film de Rohmer.

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18.04.2020
#27 - LA SÉANCE DE MINUIT #2 par Maxime

Le Drive-in de l'enfer

Brian Trenchard-Smith, 1986 (87mn) Australie

Dans un futur délabré, Crabs est un jeune homme qui continue à vivre malgré le tumulte. Son beau-père est remorqueur, il se dispute chaque carcasse de voiture avec les autres ferrailleurs tout en évitant de croiser le gang des Car Boys. Un soir, Crabs emprunte la Chevy décapotable de son beau-père pour emmener sa petite copine au drive-in. Pendant qu'ils s'amusent sur le siège arrière, quelqu'un leur vole leurs roues. Dorénavant, ils seront condamnés à vivre dans le drive-in, confinés avec d'autres naufragés qui s'organisent en communautés. Revival Video-Club avec ce film australien (en VF !) qui fleure bon les néons lumineux et la musique des 80's tout en regorgeant de clins d'oeil au cinéma populaire. Le Drive-in de l'enfer n'est pas, comme son titre pourrait le suggérer, un film d'horreur mais plutôt un post-apo très fun et bon enfant tout en restant captivant tout du long. Un peu comme si L'Ange exterminateur de Bunuel rencontrait Mad Max de George Miller.

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17.04.2020
#26 - SUIVRE SES VOIX par Nicky

Printemps Critique

Douce Mirabaud & Julien Belon, 2020 (101mn) France

Printemps Critique est une pièce de théâtre de Douce Mirabaud mise en son par Julien Belon. Elle retrace la traversée d'une bouffée délirante aigüe survenue un 17 avril, un autre aujourd'hui. Une B.D.A est un "état psychotique caractérisé par un délire à thèmes polymorphes accompagnés de troubles hallucinatoires multiples. La conviction délirante de l'individu est totale à l'instant où les idées délirantes sont exprimées."

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16.04.2020
#25 - LA VIE À L'ARRIÈRE par Vincent

La Maison des bois

Maurice Pialat, 1971 (7x52mn) France

"Ce qui me frappe comme historien de la guerre, c’est qu’on est en effet dans un temps de guerre. D’habitude, on ne fait guère attention au temps, alors que c’est une variable extrêmement importante de nos expériences sociales. Le week-end d’avant le confinement, avec la perception croissante de la gravité de la situation, le temps s’est comme épaissi et on ne s’est plus focalisé que sur un seul sujet, qui a balayé tous les autres. De même, entre le 31 juillet et le 1er août 1914, le temps a changé." Stéphane Audoin-Rouzeau sur Mediapart le 12 avril 2020. "Nous ne reverrons jamais le monde que nous avons quitté il y a un mois".

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15.04.2020
#24 - ESCAPADE NOCTURNE par Juliette MM

Toute une Nuit

Chantal Akerman, 1982 (90mn) France

On ne peux pas le faire en vrai, alors autant le faire en rêve. Laissez-vous bercer par le bal des échappées nocturnes et des insomnies de Toute une nuit, où le lit semble parfois vide à deux, où l'on court rejoindre une amante, en quitter un autre, où l'on fugue ensemble ou bien seul•e. Pour les amours qui nous manquent, les étreintes absentes.

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14.04.2020
#23 - Pépites Météorites par Jeremy

Pour la suite du monde

Pierre Perrault & Michel Brault, 1962 (105mn) Canada

Quand le cinéma se fait le prétexte à une pêche aux marsouins disparue depuis plusieurs générations. A première vue on se dit que ce n'est peut-être plus trop dans l'air du temps, à la deuxième on se dit que c'est d'abord et avant tout une histoire humaine qui raconte tout un territoire, à la troisième on se dit qu'en fait ce film est un chef d’œuvre, et à la quatrième, on se demande comment on a pu vivre jusque là sans les films de Pierre Perrault dans nos vies !

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13.04.2020
#22 - RESQUILLER par Antoine

Barres

Luc Moullet, 1984 (14mn) France

Petit cours d'économie pratique par l'alchimiste du cinéma français dont on attend une vraie retrospective à la Cinémathèque Francaise. Ca nous embête quand même que le public non averti continue à prendre son nom pour une sorte d'insulte cryptée alors on prend les devants. Il se dit qu'après la diffusion de Barres, la fréquentation des rames s’est accrue: les gens prennent le métro, non plus pour se déplacer, mais pour admirer le spectacle des fraudeurs, ou la victoire de l’art sur l’utilité.

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12.04.2020
#21 - DEMAIN C'ÉTAIT HIER par Nicky

Nestor Makhno, Paysan d’Ukraine

Hélène Châtelain, 1996 (58mn) France

&

La Jetée

Chris Marker, 1962 (28mn) France

Hélène Châtelain était comédienne, scénariste, réalisatrice d’une trentaine de films mais aussi écrivaine et traductrice du russe vers le français. Difficile de résumer son parcours exceptionnel entre écriture poétique et cheminement libertaire mais impossible de ne pas rendre un dernier hommage à cette grande dame qui s'est éteinte hier - dans un silence consternant - à travers deux films importants : "Nestor Makhno" - essai visuel unique travaillant à restituer l’histoire de cette figure populaire emblématique de l’anarchisme et de la révolution russe - et "La Jetée" où elle tient le rôle principal et qui résonne aujourd'hui drôlement face aux utopies libertaires du passé, face à une époque ou avenir et espoir se tenaient encore côte à côte dans les discours.

Nestor Makhno
La Jetée
Entretien avec Hélène Châtelain

11.04.2020
#20 - RETOUR À L'ANORMAL par Juliette MM

L'Extase des anges

Kōji Wakamat, 1972 (89mn) Japon

L’Extase des Anges est un « pinku-eiga », du nom que l’on donnait aux films érotiques japonais des années 60-70. Un genre détourné par Koji Wakamastu qui fait de son film un exutoire où les noms ont une double-signification flagrante tandis que le récit excède largement sa vocation lubrique. On y lit le procès d’un communisme autoritaire, condamné par ses propres soldats qui le délaissent en faveur de l’autonomie politique et l’action directe. Du noir et blanc à la couleur, du rouge au noir.
(Attention, ce film contient des scènes difficiles, consultez la liste des trigger warning ici.)

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10.04.2020
#19 - SABBAT DANS TON SALON par Francis

Invocation of My Demon Brother

Kenneth Anger, 1922 (11mn) USA

&

Häxan, La Sorcellerie à travers les âges

Benjamin Christensen, 1969 (105mn) Danemark-Suède

Après toutes ces semaines de confinement, il est temps de relâcher un peu la pression, et de faire remonter toutes les forces obscures qui sommeillent en toi !!

Invocation of my demon brother
Häxan

09.04.2020
#18 - LAMENTATIONS VENUES DE LA TERRE par Antoine

La Rabbia

Pier Paolo Pasolini, 1963 (50min) Italie

"Mais combien inextinguible la terreur.
En mille parties du monde.
Et dans notre mémoire.
En mille parties de l'âme, la guerre n'a pas cessé.
Et même si nous ne voulons pas,
nous ne voulons pas nous souvenir,
la guerre est une terreur qui ne veut pas cesser,
dans l'âme, dans le monde."

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08.04.2020
#17 - Liberté confinée ? par Juliette G.

La mort se mérite

Nicolas Drolc, 2017 (90min) France

Portrait sensible de Serge Livrozet, écrivain et militant anarchiste, ancien taulard. Dans la relation qu’il tisse avec lui, Nicolas réussit à dévoiler subtilement la profonde humanité de ce personnage brut de décoffrage dont les réflexions intransigeantes ne nous laisseront pas indemnes. Une poésie singulière émane, notamment des plans tournés en super 8, respirations alors nécessaires, auxquels se mêle habilement une bande son blues-rock.

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07.04.2020
#16 - ET TU TAPES, TAPES, TAPES... par Francis

Les Tambours d'avant: Tourou et Bitti

Jean Rouch, 1971 (10mn) France-Niger

&

The Drums of Winter

Sarah Elder & Leonard Kamerling, 1988 (90mn) USA

Deux variations autour du tambour: l'une, courte, comme un manifeste de ce que l'on nommera à sa suite la "ciné-transe"; l'autre, plus longue, qui place le tambour comme l'unique instrument de résistance au colonialisme occidental. Se lâcher (physiquement) pour ne rien lâcher (politiquement)!

Tourou et Bitti
The Drums of Winter

PS: pour accéder au film, il faut au préalable posséder un compte Viméo (c'est gratuit), cliquer sur "Louer" en haut à droite de la fenêtre, et ensuite appliquer le code WFH2020, et là c'est gratuit
PPS: le film est en partie en anglais, en partie sous-titré en anglais, si tu comprends alors tant mieux pour toi, sinon c'est bien aussi, je t'assure.

06.04.2020
#15 - Total Reboot par Joris

L'An 01

Jacques Doillon, Alain Resnais & Jean Rouch - d'après la BD de Gébé (87mn) France

Genre : Post-apo littéral
Un jour, sur toute la planète, soudainement, un mardi à 15h, on arrête tout. En raison de l'imminence d'événements possibles, le monde est différé jusqu'à nouvel ordre. Et après ? On réfléchit, et c'est pas triste. Peut être même qu'on pourrait trouver des idées de choses qui n’ont jamais été dites ? On rebootout et on redémarre à 01. Mode d'emploi pour une collapsologie éclairée.

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05.04.2020
#14 - Allo maman Coro par Pero

Variations autour du téléphone et autres flux

Loin des autres, le téléphone est le canal de substitution de nos instants volés. Mais qui parle ? A qui ? De quoi? Comment sonnent ces millions de voix qui passent dans le téléphone ? Met ton casque et ferme les yeux. Mélodies des ondes, choeurs invisibles et crépitements des flux. Cinéma dans ton tympan-pan en 5 opus.

1. Violent femmes Écouter
Arte Radio, Jeanne Robert, 2006 (4mn24) France
Une femme enregistre sa belle-mère à son insu. A partir de cette cassette trouvée, Jeanne Robert fragmente et remonte leur dispute autour de certains mots-clés. Conflit, violence verbale, absurdité : dialogue de sourdes.
2. Extraits de Colofon & Compendium
Scanner, 1991-1994, Royaume-Uni
Robin Rimbaud, alias Scanner, musicien électro britannique, vole les voix. Bribes de conversations, souvent téléphoniques, sont la matière de ses compositions électroaccoustiques.
The luminous past (5mn58) Écouter
Connections (2mn32) Écouter
3. Data walk: BBC Broadcasting House Écouter
Phantom Terrains, 2007 (2mn04) Royaume-Uni
Phantom terrains est le projet sonore des compositeurs Frank Swain et Daniel Jones. Ils réalisent des « promenades de données » en employant des prothèses auditives pour diffuser le son des réseaux sans fil.
4. Lighting up the Information Superhighway Écouter
Matt Parker, 2014 (6mn11) Royaume-Uni
Un étage encore au-dessus pour finir, avec le musicien Matt Parker qui trouve dans le cloud le matériau de ses compositions musicales. Paysages invisibles, et on le sait ô combien polluants, mais néanmoins matières à musique.

04.04.2020
#13 - La séance de minuit par Nicky

Hausu

Nobuhiko Ôbayashi, 1977 (88min) Japon

Comment ne pas proposer un film de maison hantée en plein confinement ! Ne nous remerciez pas… Sept lycéennes se rendent dans la demeure isolée d'une vielle tante malade. Voilà, c'est tout. C'est peu mais ne vous y trompez pas: ce scénario malingre inspiré des cauchemars de la fille du réalisateur sera prétexte à un maelström visuel jamais vu jusqu'alors… ni depuis. Sorte de proto Evil Dead kawaii sous LSD, un film constamment à la lisière du nanar et du génie créatif dont le chat lançant des rayons laser par les yeux a influencé - consciemment ou non - des générations de graphistes. Oh, et puis, pas d'inquiétudes, la seul chose que pourrait effrayer cet ovni culte est votre conception du bon goût.

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03.04.2020
#12 - Changement d'angle par Jeremy

Homeland: Irak année zero

Abbas Fahdel, 2003 (5h34) Irak

Documentaire en deux parties: “Avant la chute” / “Après la bataille”
Ce film fleuve de Abbas Fahdel sur le conflit irakien est huis clos familial où les enfants sont un point d'ancrage terrible et magnifique à la fois. En 2003, le réalisateur Franco-Irakien a filmé l’irruption de la guerre dans le quotidien des Irakiens, en commençant par sa famille (c'est la première partie, « Avant la chute "). Deux mois après l’assaut américain il va reprendre le tournage, mêmes personnages, mêmes lieux sous le choc. (La seconde partie, « Après la bataille ») Le film nait des 120 heures de rushes qu'il rassemble, une fresque unique, les images impossibles de cette guerre que nous avions pourtant suivi en direct via la télé. Captivant.

Première partie
Seconde partie

02.04.2020
#11 - Voyage mental par Jeremy

Le voyage en sol majeur

Georgi Lazarevski, 2006 (54 min) France

Aimé a quatre-vingt-onze ans et s'est enfin décidé à entreprendre le grand voyage au Maroc qu'il projette depuis quarante ans. Son petit-fils, réalisateur et photographe, l'accompagne.

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01.04.2020
#10 - Entre soulèvement et soumission par Marie

1. Désolation enchantée:

Twist
Maxime Matray et Alexia Walther, 2006 (2011) Suisse-France
Je crois que c’est parce que les terres me semblaient plus fertiles en direction du sud alors j’ai formé une conspiration de la noblesse, j’ai persuadé mes concitoyens de sortir du pays suivi ensuite de la population entière… Sur ces mots extraits d’un épisode de La Guerre des Gaules de Jules César, quatre hommes dansent le Twist dans un bar en bord de plage hors saison.

2. Drame enjoué:

7h35 de la Manana
Nacho Vigalondo, 2003 (7min) Espagne
Comme chaque matin, une jeune femme rentre dans son café habituel. Pourtant, les clients ont l’air un peu différents ce jour-là.…

3. Embrigadement dénudé:

A heap of trouble
Steve Sullivan, 2000 (4min) Grande Bretagne
Un vent de folie flotte sur une petite ville du Pays de Galles. Un chant lointain annonce l’arrivée de la parade. So britich !

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31.03.2020
#9 - Experimental & Co Video Club par Maxime

1. La Menace plane:

Les Habitants
Artavazd Pelechian, 1970 (9min) Arménie
Home Stories
Matthias Müller, 1990 (5min) Allemagne

2. Confinement à domicile et distanciation sociale:

Pièce touchée
Martin Arnold, 1989 (15min) Autriche
Tango
Zbigniew Rybczynski, 1981 (8min) Pologne
Pauline à la plage, les autres dans le couloir
Yves-Marie Mahé, 2011 (2min) France

3. Et après ? :

Undo
Jean-Gabriel Périot, 2004 (10min) France
Vie
Artavazd Pelechian, 1993 (6min) Arménie

Une séance de 7 courts-métrages expérimentaux pour la plupart réalisés selon la technique du found-footage (réutilisation d'images préexistantes)… Une séance qui s'organise en 3 moments évoquant la situation actuelle liée au coronavirus. Une menace invisible plane au-dessus des animaux et des hommes. Puis vient le temps du confinement à domicile et de la distanciation sociale. Comment habiter l'espace domestique et comment y cohabiter à plusieurs ? Et après ? Que se passera-t-il ?

Voir les 7 courts-métrages

30.03.2020
#8 - Mythe au logis par Francis

Atlantis

Ben Russell, 2014 (23min) USA-Malte

&

La Pierre triste

Filippos Koutsaftis, 2000 (85min) Grèce

Sonder la terre, la mer, chercher ce qui subsiste de ces récits premiers. Parce-qu'il restera probablement toujours quelque chose ou quelqu'un, à côté de quoi ou de qui l'on passe chaque jour, mais qui porte en lui une part, même infime, de ce monde enfoui.

Atlantis
La Pierre triste

29.03.2020
#7 - Cochons volants par Antoine

Cochon qui s'en dédit

Jean-Louis Le Tacon, 1979 (37min) France

Être confiné avec des centaines de porcs, c'est le quotidien de Maxime, jeune éleveur breton. Jean-Louis Le Tacon filme l'élevage intensif en super 8, jusqu'au cauchemar.

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28.03.2020
#6 - Brotherhood par Juliette MM

15, The Movie

Royston Tan, 2003 (90 min) Singapore

Objet non identifié, tantôt fausse fiction, tantôt réalité fictionnée. 15 the movie raconte les aventures de jeunes délinquants singapouriens, abandonné par le système, aliénés de leur famille, auxquels il ne leur reste que les camarades de galère. Clips ultra kitchs de rap de gangs, documents vidéos traumatiques, street-fight in real life, intimité entre potes fleurtant avec la bromance; un film pour le moins stupéfiant. Attention, ce film contient des scènes difficiles, consultez la liste des trigger warning ici.

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27.03.2020
#5 - Je suis une âme solitaire par Hugo

Two years at sea

Ben Rivers, 2011 (86 mn) Royaume-uni

La solitude c’est quoi ? Un documentaire expérimental qui poursuit cette question auprès d’un individu ayant fait le choix de vivre seul au long cours. Paix intérieure et guerre extérieure se mélangent pour ne donner plus qu’à voir un long tissage des existences.

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26.03.2020
#4 - Emmurés vivants par Nicky

Berlin Super 80

Musique & films underground de Berlin ouest, 1978-1984 (120mn) RFA

Genre: fièvre obsidionale
Avec la musique d'Einstürzende Neubauten, Christiane F. ou Die Tödliche Doris, retour sur l'effervescence de la scène de cinéma expérimental berlinoise au temps du confinement ou: de la création vue comme un marteau-piqueur.

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25.03.2020
#3 - Liberté confinée? par Juliette G.

Sur les toits

Nicolas Drolc, 2014 (95 mn) France

À partir d’images retrouvées dans les archives de son père journaliste, le réalisateur revient sur les mutineries dans les prisons lorraines au début des années 70. Les témoignages des taulards et penseurs de cette époque, mettent en lumière l’impact de cette rébellion dans la lutte pour la dignité humaine. La bande son aux accents blues et rockn'roll signée King automatic et Mr Verdun rythme à merveille ce film. Ce documentaire nous oblige à questionner la détention mais aussi la notion de liberté, particulièrement en cette période de confinement.

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24.03.2020
#2 - Séparation par Vincent

In girum imus nocte et consumimur igni

Guy Debord, 1981 (95 min) France

Genre : Le confinement ne date pas d’hier
« Nous tournons en rond dans la nuit et sommes consumés par le feu » : portrait d’une société en guerre contre ses propres possibilités.

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22.03.2020
#1 - L.O.V.E. par Jeremy

The ballad of Genesis and Lady Jaye

Marie Losier, 2011 (72 mn) France

Finalement, on ne sait rien de l'Amour, des chemins qu'il peut suivre, des transformations de chacun qu'il implique. L'artiste Genesis P.Orridge aura marqué sa génération par sa musique et ses textes. Avec sa compagne Lady Jaye, elles vont former un couple pandrogène que Marie Losier filme avec tendresse et beauté.

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